Je peins à la main des amulettes florales, réalisées une à une dans mon atelier à Bordeaux.
Ma technique est inspirée de la peinture décorative slave, la « touche en virgule » — un geste de pinceau précis, hérité des artisans de Zhostovo, qui donne du relief et de la lumière à chaque pétale sans jamais le reproduire à l’identique. Je compose mes nuances dans des godets éphémères : une fois la palette épuisée, elle ne revient jamais.
Chaque fleur peinte porte aussi une autre histoire, celle de la floriographie : le langage des fleurs du XIXe siècle. Je choisis mes motifs pour leur symbolique -que je prends le soin d’actualiser pour correspondre à notre époque- autant que pour leur beauté, et chaque amulette est accompagnée d’une fiche d’étude qui raconte ce qu’elle signifie.
Mes créations sont produites en toutes petites séries numérotées, jamais en grande quantité. Chaque pièce est protégée sous une résine qui lui donne son éclat, puis livrée dans un écrin signé.
La Surannée, c’est une façon de porter un fragment de nature et d’histoire sur soi — à s’offrir ou à offrir.